Trois questions à Shafique Keshavjee

Quelle est pour vous la raison de la crise théologique actuelle ?

Comme la théologie s’élabore en de multiples lieux (Universités, Eglises, sociétés, intériorités), on ne peut généraliser. Pour me limiter à la théologie académique occidentale, j’en mentionne trois. 1. Une difficulté à articuler, dans une Université sécularisée, une approche chrétienne claire aux exigences d’un savoir prétendument neutre. Trop de théologiens sont tentés d’épouser sans esprit critique la sécularisation même de leur esprit et de leur critique. 2. Une difficulté à mettre en réseau toutes les disciplines de la théologie. 3. Une résistance de ces disciplines à se laisser féconder par les questions vitales des Eglises et de la société.

Quelle solution alors pour la dénouer ?

Apprendre à articuler, sans confusion ni cloisonnement !

En quoi votre livre peut-il y contribuer ?

Par l’analyse des évolutions contrastées de Carl-A. Keller et de Pierre Gisel, et par une présentation plus globale de la transformation de la théologie dans une société laïcisée et multireligieuse, mon livre tente d’offrir une cartographie de la crise et des moyens pour en sortir.

Bulletin Labor et Fides, 42, printemps 2010.

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